04/06/2026
Retour sur Mai en gris : Sciences et comédie s'associent dans la lutte contre les tumeurs cérébrales

Dans le cadre de Mai en gris, le mois de sensibilisation aux tumeurs cérébrales, le laboratoire de recherche CRAN a présenté au grand public ses travaux sur le cancer du cerveau à travers un théâtre-débat original joué par la Compagnie Impavide Il ne faut pas confondre la radiothérapie avec un coucher de soleil.

Mai en gris : une mobilisation pour sensibiliser aux tumeurs cérébrales
Pendant le mois de mai, deux représentations de la pièce de théâtre Il ne faut pas confondre la radiothérapie avec un coucher de soleil ont réuni le public à Reims puis à Vandœuvre-lès-Nancy les 27 et 30 mai. Un rendez-vous original mêlant émotion, humour et médiation scientifique.
Sur scène, trois jeunes comédiens de la Compagnie Impavide donnent vie à une histoire profondément humaine. Celle d’un couple confronté à l’annonce d’une tumeur cérébrale et au bouleversement dans son quotidien. À leurs côtés, un médecin au caractère singulier accompagne le récit, apportant explications et éclairages sur les traitements actuels et les avancées de la recherche.

La science au théâtre
Cette création est née de la rencontre entre le monde de la recherche et celui du spectacle vivant. La pièce a été co-écrite par Amélie Aubertin, de la Compagnie Impavide et Joël Daouk, ingénieur de recherche au CNRS au sein du laboratoire CRAN. Elle s’inscrit pleinement dans la transmission des connaissances et découvertes scientifiques vers la société portée par le CNRS : partager les résultats de la recherche avec le plus grand nombre, favoriser le dialogue entre scientifiques et citoyens et rendre les questions de société et de santé publique plus compréhensibles.

Loin d’une conférence classique, le spectacle a choisi la voie du théâtre-débat pour rendre accessible des notions parfois complexes. Du diagnostic aux thérapies innovantes par rayonnements, les spectateurs ont découvert les enjeux de la lutte contre le glioblastome, l’une des formes les plus agressives de cancer du cerveau en suivant les parcours de vie d’Andrea – la patiente – et de Gabriel, mari qui devient brusquement aidant. « La place des aidants m’a toujours paru essentielle car ils sont trop souvent oubliés », précise Amélie Aubertin.
 

Les scientifiques à la rencontre du public 
À Reims comme à Vandœuvre, le public a répondu présent à cette proposition culturelle et scientifique singulière. Les échanges à l’issue des représentations ont constitué un temps fort de ces rendez-vous, réunissant les spectateurs autour de chercheurs et cliniciens locaux, ainsi que de représentants de l’association Plus cérébrale que nous, tumeur !Cette rencontre entre science, médecine, monde associatif et grand public a illustré pleinement l’ambition de Mai en Gris: favoriser le partage des connaissances et renforcer le lien entre la recherche et la société. « Une part importante des financements de la recherche vient des associations et il était temps de rendre compte des travaux qui ont pu être réalisés grâce à elles », explique Joël Daouk.
 

Une pièce de théâtre singulière riche en émotions
Le texte, toujours juste, et la mise en scène soignée ont su trouver le juste équilibre pour traiter de ce sujet grave avec sensibilité et humour. La pièce apporte un espoir et une respiration bienvenues à toutes les personnes concernées, de près ou de loin, par la maladie. Une manière de rappeler que derrière les avancées scientifiques se trouvent avant tout des parcours de vie, des familles et des patients confrontés à cette épreuve. 
Avec cette initiative, le laboratoire CRAN a démontré qu’il est possible de faire sortir la science des laboratoires pour la porter au cœur de la cité, là où la rencontre avec le public prend tout son sens.

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