CRAN - Campus Sciences
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Sujet de stage : Influence d’une prodrogue bioréducteur sur la réponse à la radiothérapie de gliomes malins humains : étude in vitro et in vivo sur des xénogreffes tumorales.
Dates : 2016/11/02 - 2017/10/31
Directeur(s) CRAN : Sophie PINEL
Autre(s) Directeur(s) : Pr CHASTAGNER Pascal (p.chastagner@chru-nancy.fr)
Description : En cas de validation chez l’animal, l’objectif est d’améliorer le taux de réponses à la
radiothérapie et les chances de guérison chez les patients atteints d’une tumeur cérébrale
maligne, tout en diminuant les séquelles. En effet, la radiothérapie est, après la chirurgie, le
traitement majeur des gliomes malins de haut grade mais elle n'a qu'une efficacité relative sur
ces tumeurs, et les gliomes malins sont classés parmi les tumeurs solides les plus
radiorésistantes avec un taux de survie de l’ordre de un an. Parmi les nombreux facteurs
biologiques à l’origine de la radiorésistance des cancers, tels que la radiosensibilité intrinsèque,
la réparation des lésions radio-induites, la cinétique de prolifération tumorale, le nombre de
cellules souches cancéreuses, l’hypoxie joue un rôle central. L’hypoxie tumorale favorise
la résistance à l’apoptose, facilite les mutations chromosomiques en inhibant la réparation
d’ADN, altère le métabolisme cellulaire en favorisant la croissance tumorale, dérégule
l’angiogenèse, favorise l’envahissement local et la dissémination métastatique, enfin
elle crée de meilleures conditions de survie pour les cellules souches cancéreuses.
L’ensemble de ces effets biologiques est pour une large part orchestré par le facteur de
transcription HIF1. Elle joue un rôle important dans la résistance à la chimiothérapie et à
la radiothérapie. Il est bien établi que l’oxygène est un radiosensibilisant qui facilite
l’oxydation des radicaux libres dans l’ADN générée durant l’irradiation. Ainsi, les cellules
tumorales qui sont dans des conditions hypoxiques sont significativement résistantes à la
radiothérapie. De plus, ces cellules cancéreuses, en l’absence d’oxygène et de
nutriments deviennent quiescentes et résistantes aux agents cytotoxiques actifs sur les cellules
en phase S (14). Dans ce contexte, des prodrogues bioréducteurs activées par l’hypoxie ont été
élaborées pour avoir une action sélective sur les cellules tumorales en milieu hypoxique en
catalysant une rupture des brins d'ADN. Parmi les tumeurs malignes, les gliomes représentent
les tumeurs les plus largement hypoxiques.
Mots clés : Gliomes, radiothérapie, drogue bioréducteur
Département(s) :
Santé - Biologie - Signal
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