09/09/2019

Cap sur l’énergie solaire avec le projet européen REDWoLF


Les logements de l’Europe du Nord-Ouest sont responsables de l’émission de 300 millions de tonnes de CO2 par an. Pour répondre aux objectifs de l’Union Européenne de réduire les émissions de carbone et d’augmenter l’usage des énergies renouvelables, le projet européen REDWoLF – Rethink Electricity distribution Without Load Following – a été lancé en janvier 2019 pour une durée de 3 ans et demi. Financé par le programme Interreg North West Europe, il réunit 14 partenaires du Royaume-Uni, de France, d’Irlande, de Belgique et d’Allemagne : universitaires, organismes de logement, collectivités territoriales et fournisseurs d’énergie.

 

Eric Rondeau, Jean-Philippe Georges et Sylvain Kubler, chercheurs au sein du projet Green Networking du département ISET, représentent le CRAN au sein de ce projet.


 

Un projet ancré dans le GREEN-IT

REDWoLF s’inscrit dans le cadre de recherches sur le Green IT, qui consistent à la fois à prendre en compte l’impact environnemental du numérique (consommation d’énergie, déchets électroniques, data centers…) et à contribuer à la transition écologique grâce au numérique.
Le CRAN et l’Université de Leeds Beckett travaillent ensemble depuis plusieurs années sur ces problématiques, notamment au sein du master Erasmus Mundus PERCCOM (PERvasive Computing and COMmunications for sustainable development), qui consiste à former des étudiants dans les domaines de l’informatique, des réseaux, des systèmes pervasifs, tout en considérant leur impact sur l’environnement en termes de pollution et d’épuisement des ressources.

C’est de cette collaboration avec l’Université de Leeds Beckett qu’est né le projet européen REDWoLF, qui s’est donné pour mission d’augmenter l’usage de l’énergie renouvelable pour réduire les émissions CO2 de maisons équipées de panneaux PhotoVoltaïques non raccordés au Gaz (PVnG).
Ce projet novateur va installer des sites pilotes totalisant 100 maisons dans lesquelles il combinera les panneaux solaires, les batteries et les accumulateurs thermiques. Cela permettra aux foyers d'utiliser leur énergie localement et de stocker l'électricité du réseau lors des moments de faible demande.  

Six projets pilotes au Royaume-Uni, en Irlande et en France

Ces sites expérimentaux vont être situés dans trois pays différents (Royaume-Uni, Irlande et France), avec des technologies différentes pour chacun d’entre eux. Au total, 100 maisons vont être équipées de systèmes de stockage hybrides combinant batteries et accumulateurs thermiques.
L’objectif de ces 100 maisons pilotes est de réduire leur consommation de C02 de 215 tonnes par an.

En mai dernier Enedis, Néolia, Lancey, EDF et l’Université de Lorraine se sont réunis à Montbéliard (Franche-Comté) dans un des sites pilotes géré par Néolia, afin d’élaborer le plan d’action nécessaire pour équiper les 14 maisons actuellement dotées de chauffages électriques.

Au programme : questionnaires destinés aux habitants à propos de leur consommation actuelle, mise en ligne de compteurs électriques intelligents, installation de panneaux PhotoVoltaïques sur chaque toit. Seront également installés : un chauffage électrique avec stockage électrique intégré et une batterie centralisée capable d’alimenter l’ensemble des appareils électriques de la maison et d’emmagasiner l’énergie produite par les panneaux solaires ainsi que l'énergie à faible teneur en carbone (éolienne et solaire) tirée du réseau national en période de faible demande.

 

 

 

L’expertise du CRAN et de l’Université de Lorraine dans le numérique responsable

Le CRAN apportera son expertise en matière de développement de nouvelles méthodes basées sur des modèles analytiques, des simulations de réseaux et des plateformes expérimentales pour la conception de réseaux de gestion des énergies renouvelables.

Le laboratoire s’occupera ainsi de toute la partie algorithmique du projet REDWoLF : son rôle sera de concevoir le logiciel qui conduira de manière intelligente l’électricité du panneau photovoltaïque et du réseau vers les réservoirs thermiques et électriques des systèmes de stockage hybrides, en vue d’optimiser le pilotage de la batterie.
L’objectif de nos chercheurs est de coder le logiciel étape par étape, en intégrant progressivement différents facteurs tels que l’environnement intérieur, les prévisions météorologiques, les émissions de carbone, le comportement des habitants, etc. Le point crucial dans cette tâche est de rendre les dispositifs totalement ouverts pour pouvoir être commandés à distance.

 

Le lancement du projet a eu lieu les 15 et 16 mai derniers à l’Université de Leeds, et les sites pilotes sont actuellement en cours de déploiement.

À terme, REDWoLF ambitionne d’étendre le nombre de sites dans lesquels ce système sera déployé pour diffuser au mieux cette technologie.


Pour en savoir plus sur le projet REDWoLF :
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